Les pages ne disent pas tout. Elles se trahissent. Souvent, par pure exigence d'esthète, je les affuble de mots cruels pour le plaisir de les voir scintiller, croustiller sur la langue; ou de les voir violentes. C'est le danger des mots, avait dit Z., le piège de l'écriture. Esthétique, esthétique, esthétique; il y a parfois cette obsession qui me ronge. Elle me rend injuste, sévère, inflexible. Pardonnez-moi... Les images parlent mieux. Elles capturent des instants. Elles sont comme les lèvres, des morceaux de vie que l'on sent encore frémir, palpitantes. Elles s'offrent.
Laisse-moi t'offrir celle-ci et quelques mots réels,
quelques mots que l'esthétique n'a pas ruinés de sa fureur...